Laval, ville moderne : les promesses d'une ère nouvelle

Créateur

Date de création

2012

Résumé

L'article qui va suivre a fait l'objet d'une présentation lors du colloque de l'European Association for Urban History qui s'est tenu à Prague en août 2012. Cet article n'a pas été publié. La transformation d'un réseau routier ou la création d'une nouvelle rue a différentes significations : pour les uns, elle est un simple moyen de circulation, pour d'autres, elle peut être un facteur d'amélioration ou de détérioration du cadre de vie. Dans tous les cas, il est rare qu'elle laisse indifférente et bien souvent elle est au coeur de polémiques qui marqueront durablement sa forme et ses acteurs. Lorsqu'il s'agit d'un projet d'envergure qui, en outre, a des visées de propagande, les sentiments qu'il véhicule prennent des tours parfois imprévus dont le résultat peut être une transformation en profondeur des acteurs de cette mutation urbaine. Au début du XIXe siècle, à Laval, le gouvernement décide la réalisation d'un vaste projet de contournement de la vieille ville, projet datant du XVIIIe siècle et jamais réalisé. L'enjeu est d'en imposer au « vieux monde de la chouannerie », en lui montrant tous les bienfaits du nouveau régime. Durant les trente années que durent les travaux, l'Etat (représenté par le préfet et les Ponts et Chaussées), la municipalité et les particuliers vont se côtoyer, coopérer ou s'affronter, s'entraider ou se déchirer. Pour la municipalité, ce chantier constitue son premier apprentissage de la vie politique. Elle en ressort grandie et finalement c'est elle qui réalisera dans sa ville les promesses d'une ère nouvelle. [résumé de l'auteure]

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Type

Communication à un congrès