Un millionnaire à Morlaix à la fin du XVIIIe siècle : Philippe-Mathurin Le Denmat (1737-1821)

Identifiant

Bulletin de la Société archéologique du Finistère

Référence

147

Date de création

2019

Format

p. 161-173

Résumé

Alors que Morlaix, ville de 10 000 âme et vers 1700 troisième port marchand breton, après Nantes et Saint-Malo, subit depuis la fin du XVIIe siècle une sévère atonie de son commerce international (en dépression, jalonnée de quelques rares et furtives embellies. On découvre dès la fin du XVIIIe siècle, au sein des négociants locaux aux situations depuis longtemps stagnantes, voire en déclin irrémédiable, un marchand de vin en gros qui a édifié une fortune considérable de « millionnaire », malgré la désastreuse situation du commerce maritime lié aux guerres de la Révolution et de l’Empire napoléonien. Ce négociant est, à sa mort en 1821, l’un des plus riches propriétaires bretons et apparaît quelque peu atypique dans le milieu du négoce morlaisien : il ne participe guère aux investissements maritimes de ses pairs (commerce et course) et se tient prudemment à l’écart du pouvoir oligarchique municipal comme des responsabilités politiques supérieures et se montre a priori totalement indifférent aux attraits des distinctions courtisanes. Ce gestionnaire avisé d’une fortune qui soutient la comparaison avec celle des riches malouins ou nantais, permet à une succession collatérale réduite – il décède célibataire – d’accéder elle aussi au statut privilégié de grands notables sous la Restauration. [résumé de la revue]

Type

Article dans une revue